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À partir de quand l’infogérance devient rentable pour une entreprise ?
L'infogérance, c'est-à-dire l'externalisation de la gestion de votre système d'information à un prestataire spécialisé, est souvent perçue comme réservée aux grandes entreprises. C'est une idée reçue que nous entendons régulièrement chez Openteam. En réalité, l'infogérance peut devenir rentable bien plus tôt qu'on ne le pense, y compris pour une TPE ou une PME. Encore faut-il poser les bonnes questions avant de se lancer.
Qu'est-ce que l'infogérance concrètement ?
L'infogérance, c'est le fait de confier tout ou partie de la gestion de vos systèmes informatiques à un prestataire externe : serveurs, réseau, sécurité, applications métier, sauvegardes… L'objectif est simple : vous concentrer sur votre activité pendant qu'un expert veille sur votre infrastructure.
Il existe plusieurs niveaux d'engagement :
- Infogérance complète : le prestataire prend en charge l'intégralité du SI.
- Infogérance partielle : seules certaines fonctions sont externalisées (sécurité, supervision, sauvegardes…).
- Infogérance cloud : les services sont hébergés et gérés à distance, avec une grande flexibilité.
- Infogérance sur site : le prestataire intervient directement dans vos locaux selon vos besoins.
Chez Openteam, nous travaillons souvent sur des modèles hybrides, adaptés à la réalité des PME franciliennes : ni trop, ni trop peu.

Les vrais avantages — et les vraies limites
Ce que l'infogérance apporte réellement
- Réduction des coûts fixes : plus besoin de recruter un ingénieur système à plein temps pour gérer une infrastructure de taille modeste.
- Accès à une expertise de haut niveau : cybersécurité, virtualisation, supervision réseau… des compétences difficiles à maintenir en interne sur un seul poste.
- Réactivité et disponibilité : un prestataire structuré dispose d'une équipe, pas d'un seul interlocuteur qui peut être absent.
- Concentration sur votre métier : vos équipes ne perdent plus de temps sur des problèmes informatiques.
Ce qu'il ne faut pas sous-estimer
- Perte de contrôle perçue : elle est réelle si le contrat est mal cadré. Un bon SLA (voir notre article sur les SLA en infogérance) règle l'essentiel.
- Risques de sécurité : confier ses données à un tiers impose de vérifier ses pratiques (RGPD, chiffrement, accès).
- Coûts cachés : attention aux contrats avec des forfaits d'entrée attractifs mais des frais additionnels non plafonnés.
À partir de quand l'infogérance devient rentable ?
Pas de chiffre magique, mais voici les signaux concrets qui indiquent que le moment est venu.
1. La taille et la complexité du SI
Une entreprise avec 10 postes et un NAS n'a pas les mêmes besoins qu'une PME avec 50 collaborateurs, plusieurs serveurs, des VPN, des sauvegardes externalisées et des obligations réglementaires. Dès que votre SI dépasse la gestion basique, l'infogérance mérite d'être sérieusement étudiée.
2. Le coût d'un IT interne
Comparez objectivement : un profil informatique polyvalent coûte entre 35 000 € et 55 000 € brut annuel, sans compter les charges, les congés, les formations et les limites d'expertise sur des sujets pointus (sécurité, réseau, virtualisation). Un contrat d'infogérance bien dimensionné pour une PME se situe souvent entre 1 000 € et 4 000 € par mois, pour une couverture plus large. Nous avons détaillé ces coûts dans un article dédié.
3. Le besoin d'expertise que vous n'avez pas en interne
Mettre en place une stratégie de sauvegarde robuste, déployer un firewall correctement configuré, superviser les alertes de sécurité 24h/24… Ce sont des compétences qui s'entretiennent et qui évoluent vite. Si votre responsable informatique "fait de son mieux" sur des sujets qui ne sont pas vraiment son cœur de compétence, c'est un risque pour votre entreprise. Sur la sauvegarde par exemple, notre retour d'expérience est sans ambiguïté.
4. La croissance de l'entreprise
Une entreprise en croissance a des besoins IT qui évoluent vite. Recruter, former et faire évoluer un IT interne prend du temps. L'infogérance permet d'absorber la montée en charge sans rupture.
Deux exemples tirés de notre expérience
Un cabinet de conseil de 25 personnes gérait son informatique avec un prestataire dépannage ponctuel. Résultat : des interventions en urgence facturées au prix fort, aucune supervision préventive, et une panne serveur qui a coûté deux jours d'activité. Après la mise en place d'un contrat d'infogérance, le coût annuel total a baissé de 30 %, avec une disponibilité nettement meilleure.
Une PME industrielle de 60 salariés avait un informaticien interne compétent, mais dépassé par les enjeux de cybersécurité et de conformité. Nous avons mis en place une infogérance partielle sur la sécurité et la supervision, en complément de son IT interne. Ce modèle hybride, souvent le plus pertinent, est détaillé dans notre comparatif infogérance vs IT interne.
Nos conseils pour bien démarrer
- Auditez votre SI avant de choisir : impossible de définir un bon contrat sans état des lieux précis. Un audit informatique préalable évite les mauvaises surprises.
- Choisissez un prestataire qui connaît votre secteur : l'infogérance d'une PME industrielle n'est pas celle d'un cabinet d'avocats.
- Cadrez les engagements de service : délai d'intervention, plages horaires, indicateurs de performance. Sans SLA clair, le contrat ne vaut pas grand-chose.
- Évitez les erreurs classiques : certaines erreurs fréquentes lors de la délégation sont facilement évitables avec un peu de méthode.
