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Infogérance informatique : comment choisir le bon prestataire pour votre PME ?

Votre serveur qui plante un vendredi à 17h. Votre ERP inaccessible pendant une demi-journée. Vos collaborateurs qui attendent, bras croisés, que "l'informatique revienne". Pour une PME de 50 personnes, une journée de panne peut coûter entre 20 000 et 50 000 euros en cumulant les heures perdues, les ventes manquées et le rattrapage nécessaire. L'infogérance informatique existe précisément pour éviter ces situations — ou du moins en réduire drastiquement la fréquence et l'impact.

Ce guide vous explique concrètement ce qu'est l'infogérance, pourquoi elle est particulièrement adaptée aux PME franciliennes, et surtout comment distinguer un prestataire sérieux d'un simple dépanneur qui passe une fois par semaine.

Qu'est-ce que l'infogérance informatique ?

L'infogérance consiste à confier la gestion de tout ou partie de son système d'information à un prestataire externe spécialisé. Concrètement, cela couvre :

  • La supervision de l'infrastructure (serveurs, réseau, postes de travail)
  • La maintenance préventive (mises à jour, correctifs de sécurité, optimisations)
  • Le support utilisateur (dépannage, assistance quotidienne)
  • Le conseil sur les évolutions et les choix technologiques

La différence avec un prestataire ponctuel ?

L'infogérant s'engage contractuellement sur la disponibilité de votre système. Il ne vient pas réparer quand c'est cassé — il fait en sorte que ça ne casse pas.

Le piège du "technicien qui passe une fois par semaine"

Beaucoup de PME fonctionnent encore avec un intervenant qui vient sur site à jour fixe. Le problème : les pannes ne se programment pas.

Un exemple concret : une entreprise nous a contactés après des mois de fonctionnement avec ce modèle. Leur technicien passait le mardi. Quand un problème survenait le mercredi matin, il fallait attendre six jours — ou payer une intervention en urgence, facturée au prix fort. Double peine : soit l'intervention est peu utile (rien à signaler ce mardi-là), soit elle arrive trop tard.

Ce modèle crée aussi une dépendance malsaine envers une seule personne. Que se passe-t-il quand elle est en congés ? Malade ? Quand elle change d'emploi ? Sans documentation, sans process, sans équipe de backup, la PME se retrouve démunie.

À l'inverse, une infogérance structurée repose sur :

  • Une équipe disponible, pas un individu isolé
  • Des process documentés que n'importe quel membre de l'équipe peut exécuter
Une documentation rigoureuse de l'infrastructure, mise à jour à chaque changement

Infogérance proactive vs réactive : la différence qui change tout

Il y a deux façons de faire de l'infogérance. La première, réactive : on attend que ça casse, puis on répare. La seonde, proactive : on surveille en permanence pour intervenir avant la panne.

Prenons un exemple simple : la saturation d'un disque système. En mode réactif, vous découvrez le problème quand le serveur plante — généralement au pire moment. En mode proactif, des alertes se déclenchent à 15%, 10%, puis 5% d'espace restant. À chaque seuil, une action est engagée : nettoyage automatique, extension de stockage, ou intervention manuelle si nécessaire. Le crash n'arrive jamais.

Cette approche suppose une supervision permanente. Chez un infogérant sérieux, on parle de plusieurs centaines de points de contrôle par client : état des disques, charge CPU, mémoire disponible, certificats SSL, sauvegardes, antivirus, mises à jour en attente... Chaque anomalie génère une alerte, chaque alerte déclenche une procédure.

Résultat mesurable : plus de 90% des interventions deviennent préventives. Les pannes bloquantes deviennent l'exception, pas la règle.

Infogérance réactive et disponible

Les vrais critères pour choisir un infogérant en Île-de-France

Le marché francilien ne manque pas de prestataires. Du freelance au grand groupe, l'offre est pléthorique. Voici les critères qui font la différence.

Réactivité et joignabilité directe

La question clé : qui répond quand vous appelez ?

Certains prestataires — y compris de grands noms — imposent un passage par une plateforme téléphonique. Un opérateur note votre demande et promet un rappel. Qui arrive... ou pas. Et quand il arrive, vous réexpliquez tout depuis le début à quelqu'un qui découvre votre dossier.

Un bon infogérant vous donne accès direct à des techniciens qui connaissent votre infrastructure. Pas de filtre, pas de ticket perdu dans une file d'attente. Vous appelez, quelqu'un de compétent décroche.

Documentation et réversibilité

Posez cette question à votre prestataire actuel : "Si nous vous quittons demain, quelle documentation nous remettez-vous ?"

Si la réponse est floue, c'est mauvais signe. Une infogérance professionnelle produit une documentation exhaustive : schémas réseau, inventaire matériel et logiciel, configurations, mots de passe, procédures de reprise. Cette documentation est mise à jour à chaque modification, même mineure.

C'est votre garantie de réversibilité. Vous restez propriétaire de votre système d'information, vous pouvez changer de prestataire sans repartir de zéro.

Capacité de conseil au-delà du périmètre technique

Un infogérant qui se contente de maintenir l'existant fait la moitié du travail. Un bon partenaire vous conseille sur des sujets connexes :

  • Vous déménagez ? Il vérifie les plans des nouveaux locaux pour s'assurer que le câblage, les baies informatiques et les bornes Wi-Fi seront correctement positionnés.
  • Vous déployez un nouvel ERP ? Il s'assure que l'intégration avec votre infrastructure existante sera sécurisée et performante.
  • Vous hésitez entre cloud et serveurs sur site ? Il vous présente les options avec leurs vrais coûts sur 3-5 ans, pas juste le prix d'appel.

Ce conseil doit être inclus dans la prestation, pas facturé en supplément à chaque question.

Flexibilité des architectures

Méfiez-vous des prestataires qui ne proposent qu'une seule approche. Certains poussent systématiquement vers le cloud, d'autres restent bloqués sur le on-premise. La réalité des PME est souvent hybride.

Un infogérant compétent maîtrise :

  • Les environnements full cloud (Microsoft 365, Google Workspace...)
  • Les infrastructures on-premise (serveurs physiques sur site)
  • Les solutions hébergées dans des datacenters tiers, avec garantie de souveraineté des données

Il vous recommande l'architecture adaptée à vos contraintes réelles : budget, criticité, réglementation, compétences internes.

Les questions à poser avant de signer

Avant de vous engager avec un infogérant, posez ces questions — et attendez des réponses précises, pas des généralités commerciales :

"Qui répond au téléphone quand j'appelle ? En combien de temps ?"Réponse attendue : des techniciens ou ingénieurs, joignables directement, avec un taux de prise d'appel immédiat supérieur à 90%.

"Comment documentez-vous mon infrastructure ?"Réponse attendue : une documentation structurée de plusieurs dizaines de pages, mise à jour systématiquement, accessible au client.

"Quel est votre ratio d'interventions préventives vs curatives ?"Réponse attendue : au moins 70-80% de préventif. En dessous, c'est du dépannage, pas de l'infogérance.

"Le conseil est-il inclus ou facturé séparément ?"Réponse attendue : inclus. Un infogérant qui facture chaque question finit par décourager ses clients de poser les bonnes questions.

"Que se passe-t-il si je veux changer de prestataire ?"Réponse attendue : remise de la documentation complète, accompagnement à la transition, pas de rétention d'information.

Combien de temps pour mettre en place une infogérance ?

Entre le premier contact et le démarrage effectif, comptez environ trois mois. Ce délai comprend :

  • L'audit initial (3 à 8 jours selon la taille de l'infrastructure) : inventaire complet, analyse des vulnérabilités, identification des points critiques
  • La rédaction de la documentation : formalisation de l'existant
  • La mise en place des outils : supervision, ticketing, accès distants sécurisés
  • La transition : passation avec l'éventuel prestataire sortant
  • Ce délai peut être compressé en cas d'urgence. Certaines situations imposent un démarrage rapide avec mise en conformité progressive : départ soudain du prestataire actuel, incident de sécurité, croissance rapide. C'est faisable, mais le mode nominal reste préférable.

    Et maintenant ?

    Si votre informatique actuelle vous semble fragile, si vous passez trop de temps à gérer des problèmes techniques au lieu de vous concentrer sur votre métier, un audit d'infrastructure est le bon point de départ. En quelques jours, il permet d'identifier les priorités : ce qui fonctionne, ce qui est à risque, ce qui peut être optimisé.

    C'est aussi l'occasion de poser vos questions à des professionnels, sans engagement. Dans 95% des cas, cet audit révèle des problèmes que le client ne soupçonnait pas.

    Demander un audit d'infrastructure →

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    FAQ

    Questions fréquentes sur l'infogérance informatique

    {"@type": "Question","name": "Que faire si mon prestataire actuel ne me convient plus ?","acceptedAnswer": {"@type": "Answer","text": "Commencez par demander votre documentation. Si elle existe et qu'elle est à jour, la transition sera simple. Sinon, un audit de reprise permettra de reconstruire cette base. Dans tous les cas, un bon infogérant vous accompagnera dans cette transition."} } ,{"@type": "Question","name": "Peut-on garder un interlocuteur dédié ?","acceptedAnswer": {"@type": "Answer","text": "Chez les infogérants de taille humaine, oui. Vos collaborateurs finissent par connaître personnellement les techniciens qui interviennent régulièrement. C'est un avantage par rapport aux grandes structures où vous n'avez jamais deux fois le même interlocuteur."} } ,{"@type": "Question","name": "Combien coûte une infogérance informatique en Île-de-France ?","acceptedAnswer": {"@type": "Answer","text": "Les tarifs varient selon le périmètre et le niveau de service. Comptez généralement entre 30 et 90 euros par poste et par mois pour une infogérance complète. Le vrai calcul à faire : comparer ce coût au coût des pannes évitées et du temps gagné."} } ,{"@type": "Question","name": "L'infogérance est-elle adaptée aux petites structures ?","acceptedAnswer": {"@type": "Answer","text": "Oui, et c'est même souvent plus pertinent. Une PME de 30 à 150 personnes n'a généralement pas les moyens d'embaucher un responsable informatique à temps plein. L'infogérance mutualise les compétences d'une équipe entière pour un coût inférieur à un salaire chargé."} }